Martine Carol, sans date © Ministère de la Culture - Médiathèque du Patrimoine, 

La « manière Lévin » reflète les modes et les moeurs, incarne les goûts et les imaginaires d’époques aussi différentes que l’entre-deux-guerres ou les sixties.

Parler du Studio Lévin, c’est avant tout raconter un duo, décrire une « photographie à quatre mains » pour ainsi dire tant il est difficile de distinguer le travail de Sam Lévin de celui de Lucienne Chevert,
dans une production de plus de 250 000 prises de vues réalisées pendant presque cinquante ans d’une carrière presque commune.

Du 17 Juin au 25 Septembre 2016 à la Maison de la Photographie Robert Doisneau
1, rue de la Division du Général Leclerc
94250 Gentilly, France
Federica Galli était une figure éminente dans l'art de la gravure en Italie.
Entre 1954 et 2008, elle a gravé environ un millier de plaques.
Les paysages représentés sont principalement ceux de la plaine lombarde. Les points de vue sont ceux de Milan et Venise.
Décédée en Février 2009 elle a confié son héritage artistique à une fondation qui porte son nom. Cette fondation a été créée en 2010 à Milan et il poursuit l'objectif de protéger le nom et l'œuvre de cet artiste qui a laissé sa marque dans l'histoire de l'art italien des cinquante dernières années.



« Plus que n’importe qui dans le champs du cinéma, Jean-Luc Godard met la typographie à l’honneur. Son usage récurrent, et à dessein, de la typographie dans ses films en fait un élément participant de leur intérêt, notamment à travers la sophistication des titres et des nombreux intertitres. Ce sont des entités autonomes, d’autres personnages.



En cette ère numérique il est assez rafraîchissant de voir ce genre de lettres, non faites sur ordinateur : l’aspect imparfait et taillé à la main de la forme des lettres, le mauvais crénage, les grands écarts entre les lettres et les mots, les blocs de texte justifiés, et cette manie – maladroite dans sa forme mais brillante dans son impact – de mettre les points sur les ‹ I › (capitales)… Même quand il utilise une police existante – comme l’Antique Olive dans Weekend (1967) ou La Chinoise(1967) – la forme des lettres semble également découpée au cutter, réappropriée. Susana Carvalho et Kai Bernau en digitaliseront d’ailleurs une version à l’occasion des 80 ans du réalisateur : le Jean-Luc. »

Source : http://indexgrafik.fr/
A l'aube de l'exposition des Shadows d'Andy Warhol au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, les images de Billy Name nous offre une autre chance d'apercevoir l'intérieur des célèbres murs de la Factory.
Billy Name fut le bref amant de Warhol, un ami de longue date et célèbre archiviste. Sa série Silver Age est un documentaire raffiné: certaines photographies sont spontanées, d'autres mises en scène, mais toujours viscéralement belles.
Billy a également été le décorateur et le directeur de casting des films de Warhol. Il a créé ses photos comme des tableaux vivants entre prises de vues cinématographiques et instantanés iconiques.

Billy Name: The Silver Age: 
Black and White Photographs from Andy Warhol’s Factory is published by Reel Art Press.

© Billy Name / Reel Art Press

Billy Name: Susan Bottomley, International Velvet, 1966
© Billy Name / Reel Art Press

Billy Name: The Velvet Underground, 1967
© Billy Name / Reel Art Press

Cette semaine, le magazine i-D a lancé une archive numérique de chacune de ses couvertures publiées depuis 1980, du premier Fanzine agrafé à la main jusqu'à la dernière édition d'anniversaire.
Avec un microsite créé sur mesure par Stinkdigital qui défile comme une machine à remonter le temps des sous-cultures, des tendances, des mannequins et des visages familiers, c'est une brève histoire culturelle de la jeunesse britannique.




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Depuis les années 60, l'utilisation du film Polaroid a défini une nouvelle frontière. Il est devenu un instrument évident et incontournable pour saisir l'immédiateté émotionnelle, les potentialités informelles et générationnelles.
Edo Bertoglio l'a bien compris et a utilisé ses possibilités depuis les premiers instants.



Le livre "New York Polaroïds 1976-1989" (Yard Press, 2015) est l'aboutissement de son journal intime qui couvre plus de dix années de son travail pictural. Le photographe et cinéaste suisse utilise l'appareil photo comme un outil de la pop culture. Des clichés simples, des portraits, des vues d'intérieurs et un témoignage complet et rare de la scène artistique NewYorkaise. Nous y retrouvons ses amis et quelques-uns des artistes les plus importants du New York de l'époque, Arto Lindsay, Grace Jones, Maripol, Glenn O'Brien, Debbie Harry, Madonna, Andy Warhol et de John Lurie...


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Le travail de Javier Riera est basé sur des formes géométriques lumineuses, directement projetées sur la végétation et le paysage. Il utilise la photographie comme moyen de diffusion et d'archivage. Mémoire de l'événement, sans aucune manipulation numérique. Ainsi, il se concentre sur une expérience d'intervention réelle sur "l'espace et le temps du paysage", quelque chose qui le rapproche étroitement des œuvres du Land-art.




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Les peintures de Alex Roulette sont à la fois réalistes et subtilement surréaliste. Ce que l'on pourrait d'abord penser c'est que ses peintures ne sont que des photos de vacances travaillées de manière hyperréaliste. Elles sont en fait imaginées à partir de scénarios fictifs et tout droit sortis de l'esprit d'Alex. Des souvenirs d'été qui rappellent des photos d'amis, de paysages, de situations mais qui en fait n'ont jamais existé.

Un concept étrange maintenant que nous sommes tous tellement habitués à voir des milliers d'images "personnelles" sur les réseaux sociaux.

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L’exposition de la Maison de la Photographie Robert Doisneau à Gentilly, reprend de manière originale la thématique du livre Photo trouvée.
Ces photographies d’amateurs ont été rassemblées par Michel Frizot et Cédric de Veigy (Phaidon, 2006), avec les deux auteurs comme commissaires. Les photographies présentées dans ce projet ont été glanées sur les marchés aux puces et sélectionnées pour leurs qualités propres, qui les distinguent de la photographie artistique ou professionnelle, mais ne relèvent ni du ratage, ni de la maladresse.

On peut aussi se référer au site Foundphotos qui propose, dans la même logique, des photos amateurs glanées elles sur la toile.

Exposition jusqu'au 05/01/2015


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Le cahier des charges était simple pour Candela. "Mais il nous a en fait donné un peu mal à la tête», dit Max Fraser, directeur adjoint de la London Design Festival. «Les possibilités étaient sans fin."


Parrainé par la marque italienne de montres Officine Panerai, le designer Felix de Pass, le graphiste Michael Montgomery (Graphic Thought Facility) et le céramiste Ian McIntyre étaient invités à créer une expérience basée sur le concept du temps en utilisant "superluminova"; un matériau phosphorescent utilisé par Panerai pour faire ses montres qui brillent dans le noir. Aucune autre indication a été fournie.

Le résultat est Candela: une installation immersive constituée d'une roue mécanique qui tourne doucement pour passer à travers une source de lumière de 700 LED programmables, logés dans une enveloppe en céramique.
L'installation est situé dans la V&A’s Tapestry Gallery, un espace qui est faiblement éclairé pour aider à préserver les pigments des tapisseries exposées.

Project Thirty-Three est un sanctuaire de cercles et de points, de carrés, de rectangles et de triangles.
C'est une ode aux graphistes et designers qui ont donné vie à ces formes simples sur des
pochettes d'albums vinyles aux typographies recherchées.
Le site a été créé et est maintenu par Jive Time Records, un magasin de Seattle,
spécialisé dans les vinyles d'occasions.

Avis aux hipsters.

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Graphiques et construites, les photographies de Ronan Guillou ne sont pas mises en scène, mais procèdent du temps, jusqu’à l’instant, la lumière et la composition voulus.
Il s’accapare des clichés d’une Amérique réelle et de ceux d’une Amérique rêvée. C’est entre ces deux perceptions qu'il porte son regard.



« Dans le monde visible, il y a des interstices, qui s’ouvrent et se referment (ce qui résout presque l’énigme de l’oxymore «silence visuel»). Et quand vous suivez ce signe murmuré vous parvenez à entrevoir ce qu’il y a «derrière». »
Wim Wenders

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→ Galerie photographique Belle Juliette

5 mars – 20 avril 2014
Daydream est une installation audiovisuelle qui génère des distorsions spatiales. Accélérations, contractions, changements et métamorphoses sont le champ lexical de ce projet. Cette installation vise à établir une connexion physique entre l'espace virtuel et l'espace réel, brouillant les limites et l'immersion du spectateur dans un détachement de la réalité. Daydream est une invitation à la contemplation.




Ce projet me rappelle les installations de Kit Webster qui a également exploré la lumière et les visuels projetés dans l'espace en utilisant différentes couches de structures géométriques.

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Il y'a quelque chose de fascinant entre ce "naturel brut" et l'art d'inspiration organique. Ces boîtes de Pétri, détiennent un certain pouvoir créatif. Même si Antoine insiste sur le fait que l'intérêt qu'il porte à ses expériences n'est que purement esthétique, elles intriguent bien des biochimistes.

"Pourquoi est-ce un bleu?" "Quels sont-ils"? et "Comment peut-on en obtenir de si gros?" Ce sont que quelques-unes des questions auxquelles Antoine Bridier-Nahmias a gentiment répondu sur son blog, où vous pouvez voir les créations dans un ensemble aux couleurs arc en ciel délavé.

C'est dégoûtant? Oui, mais je vous défie de ne pas vous écrier: «urgh, mais regarde celui-là!"
En les regardant avec émerveillement.

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Arne a passé des semaines à prendre des photos voyeuristes de ses voisins dans leurs luxueux appartements de Manhattan. Le résultat semble banal mais est en fait fascinant.

Un jeune couple prenant son petit déjeuner, une femme assise seule avec une serviette nouée en turban, un homme faisant la sieste au soleil...
Mis à part ce que le sujet même de cette série de photographies peut soulever comme objections, ce que Arne Svenson nous donne vraiment à voir, c'est le portrait d'un mode de vie et de son environnement. Il pose un regard calme, à la manière de Vermeer, sur les habitants d'une ville contemporaine.

Ce sont certainement les plus beaux portraits que nous ayons pu voir depuis longtemps.


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Mary Tilman grandit dans une famille pauvre de métayers du Mississippi. Elle ne reçoit qu'une éducation rudimentaire à l'école de l'église locale. Pendant des années, elle gagne sa vie comme employée de ferme. A bout de force, elle déménage à Hazelhurst dans le Mississippi, ou elle travaille comme domestique, jardinière et baby-sitter. Elle prend sa retraite en 1975 et commence alors à transformer le jardin de sa petite maison en galerie d'art.

Utilisant des planches de bois ou des tôles comme support, elle peint le quotidien: des portraits d'amis, de voisins, des figures allégoriques ou des animaux de la ferme. La plupart en une ou deux couleurs. Elle ajoute parfois des signes ou des slogans qui marquent sa croyance son amour de Dieu.

Si l'œuvre de Mary T. Smith, comme celle de Bill Traylor (dont j'ai déjà parlé ici), plonge ses racines dans le folk-art, elle s'en éloigne aussi par la liberté et l'inventivité qu'elle témoigne par rapport aux schémas traditionnels.
as de pixel / françois wirz

Ce mois-ci, As de Pixel m'a consacré un article dans sa rubrique "Motion". Merci à toute l'équipe de m'avoir offert cette opportunité de diffuser mon travail au delà du cercle de mon réseau professionnel et amical.

"Créé en janvier 2011 et basé à Paris, AS de PIXEL est le fruit de la collaboration entre 2 graphistes et directeurs artistiques, Romain Hacquard et Jean-Noël Gauthier, ayant la volonté de promouvoir le monde des Arts et de la Créativité."
"Tous les 2 mois, les talents de la photo, de l’illustration, de la musique, de l’audiovisuel, de la mode, du design et d’autres domaines créatifs tels que l’architecture, l’art contemporain, la bande-dessinée, la typographie, la danse, parmi tant d’autres, sont représentés et réunis sous un même nom : AS de Pixel."

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Avec un sens presque autiste de l'ordre, Michael Johansson empile et
organise des objets de la vie quotidienne dans une sorte de
3D-Tetris jusqu'à ce que l'esthétique et le commentaire
social (déchets, gain de place, organisation productive) forment une liaison presque sainte.

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Jeff Divine est le photographe du surf californien depuis le début des années 60. Embauché très jeune comme photographe officiel de Surfer Magazine à la fin des années 60, il photographie la scène surf californienne et internationale des années 70 aux années 2000.

Au travers de sa collection de photographies, il donne le sentiment d'être "à la plage" durant cette période si créative des 70'. Présent lors de la création d'une sous-culture, devenue trop importante et photogénique pour rester dans l'ombre, il est devient un "témoin clé de la période Surf Style".
Le style, l'athlétisme et l'évasion représentés dans ses images seront familiers à ceux qui, même avec un œil paresseux sur la culture pop, reconnaîtront les codes visuels qui inspirent aujourd'hui l'esthétique des dernières modes et tendances.

The Dead, Jesse Colin Young, Steppenwolf, Moby Grape, les Stones et Clifton Chenier sur nos chaînes stéréo, remettons nos chemises méxicaines et nos Tshirts brodés.

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Si vous ne connaissez pas encore ce projet "American Suburb X",
vous pourrez nous remercier plus tard.





Alors que le débat se poursuit sur ​​ce regroupement d'image infini, sur le défilement visuel qui peu à peu constitue notre paysage culturel, il ya encore des sites auxquels un nombre extraordinaire de personnes s'abonnent en sachant qu'elles y recueilleront des contenus rares.

Faites un arrêt sur le site These Americans qui, depuis 2008, a archivé de façon spectaculaire des série de portraits maladroits d'école de danse, l'iconographie des années pin-ups, des photos de familles polygames ou encore les photos des dix derniers prisonniers d'Alcatraz.
Passionnant !


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